Préambule
méthodologique
- L’ensemble de la méthodologie est retrouvable sur le site de l’Observatoire ici.
- Dans la littérature académique, la désinformation climatique est généralement définie comme suit :
- La désinformation climatique est définie comme un discours faux ou trompeur et à haut risque d’induire le public en erreur sur des faits avérés par l’état des connaissances scientifiques à propos du changement climatique et de l’action climatique concernant les mesures d’atténuation et d’adaptation telles qu’établies par le GIEC.
- La mésinformation climatique se distingue par l’absence de volonté démontrée du locuteur de nuire, pouvant donc relever de l’erreur, ou de la perméabilité à des récits trompeurs.
- Les cas rapportés par l’Observatoire ne sont : ni contredit dans les minutes qui suivent la déclaration, ni des paroles rapportés. Ces cas ont tous été prononcés en plateau, au choix par : les journalistes, des politiciens, des politiques, des invités ou l’audience.
- Le périmètre observé est semblable à celui du reste de l’Observatoire des médias sur l’écologie : les contenus d’information des principales chaînes de l’audiovisuel français.
Eléments d’apprentissage
- Certains médias parlent peu de climat et lorsqu’ils en parlent, c’est souvent pour diffuser de fausses informations – c’est le cas de Sud Radio, CNews et Europe 1. Et à l’inverse, plus les médias audiovisuels parlent de climat, moins ils diffusent de fausses informations sur le climat – c’est le cas des chaînes généralistes (TF1, F2, F3, M6) et des radios publiques, mais aussi de certaines chaînes d’info en continu comme BFMTV.
- 80% des fausses informations diffusées ne sont pas des cas isolés, mais s’insèrent dans des campagnes organisées par des acteurs visant à diffuser, via les médias, des informations fausses. L’objectif peut être de vouloir semer le doute, accroître la polarisation dans la société, défendre certaines activités économiques ou freiner l’action environnementale. L’origine de ces campagnes n’est pas identifiée dans ce travail, cependant cette analyse en relève les stigmates, via la présence répétée de fausses informations dans un ou plusieurs médias, prononcées par un ou plusieurs locuteurs.
- Les chaînes et radios généralistes de Radio France, France Télévisions, TF1 et M6 constituent un rempart contre la désinformation. Les fausses informations y sont peu nombreuses, par rapport à leur temps d’antenne dédié au climat, et les quelques cas de fausses informations relevés par l’OME et Science Feedback sont essentiellement le fait d’invités en plateau, notamment politiques, et quasiment pas des journalistes – ce qui semble indiquer qu’il n’y a pas eu d’intentionnalité de désinformer.
- En ce qui concerne les chaînes et radios d’information en continu, le bilan est beaucoup plus contrasté. Si France Info Radio, BFM TV et France Info TV semblent peu perméables, dans l’ensemble, à la désinformation, le bilan est plus négatif pour LCI et il est alarmant pour CNews. Les chiffres révèlent une concentration particulière de fausses informations autour de certaines thématiques liées au contexte politique, en particulier la question de l’énergie lorsqu’elle était débattue au parlement au printemps et à l’été 2025, dans le cadre de la PPL Grémillet.
Principaux narratifs de désinformation

L’ensemble des narratifs de désinformation identifiés ont fait l’objet de debunk précis, selon les standards déontologiques du fact-checking appliqués par Science Feedback.
Pour un visionnage optimal des données, la lecture en mode paysage ou sur un support tablette ou ordinateur est recommandée
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